Lucrèce

Lucrèce

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Atomes;Vide;Nature
Lucrèce, poète et philosophe romain, est surtout connu pour son poème "De rerum natura" qui expose les doctrines épicuriennes.

Biographie

Lucrèce, poète et philosophe romain, est surtout connu pour son poème "De rerum natura" qui expose les doctrines épicuriennes.

Courant philosophique

Métaphysique

Ce courant de pensée se caractérise par une approche spécifique des questions philosophiques fondamentales.

Approche philosophique

Épicurisme

Contexte historique

Lucrèce a vécu à une époque marquée par de profonds bouleversements à Rome: la République romaine était en crise, secouée par des guerres civiles et des conflits politiques. Les guerres contre Mithridate en Asie Mineure occupaient une place importante dans les débats sur l'impérialisme romain.

Le système républicain traditionnel était remis en question, ouvrant la voie à l'avènement futur de l'Empire. Dans ce contexte instable, la philosophie de Lucrèce s'est développée comme une réponse aux inquiétudes de son temps : il s'est inspiré de l'épicurisme grec pour proposer une vision matérialiste et rationaliste du monde.
Son poème philosophique, 'De rerum natura', visait à libérer les hommes de la peur des dieux et de la mort. Il critiquait la religion et les superstitions de l'époque, les considérant comme sources de violence et d'angoisse.
Plusieurs facteurs ont favorisé l'émergence de sa pensée : l'arrivée à Rome de nombreux philosophes grecs, dont des épicuriens, qui ont stimulé les débats intellectuels; le développement d'une littérature philosophique en latin, dont Lucrèce fut un pionnier; le besoin de nouvelles réponses face à l'instabilité politique et sociale de l'époque.

Pour réussir au bac avec Lucrèce

Pour mobiliser efficacement cet auteur dans vos dissertations :

  • Maîtrisez ses concepts clés et sa démarche philosophique
  • Mémorisez quelques citations pertinentes pour illustrer ses idées
  • Comprenez la cohérence globale de sa pensée et son évolution
  • Identifiez ses apports majeurs à l'histoire de la philosophie
  • Établissez des liens avec d'autres philosophes pour une approche comparative

Information

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l'origine du langage et son utilité

langage nature
« Quant aux divers sons du langage, c'est la nature qui poussa les hommes à les émettre, et c'est le besoin qui fit naître les noms des choses : à peu près comme nous voyons l'enfant amené, par son incapacité même de s'exprimer avec la langue, à recourir au geste qui lui fait désigner du doigt les objets présents. Chaque être en effet a le sentiment de l'usage qu'il peut faire de ses facultés […]. Ainsi penser qu'alors un homme ait pu donner à chaque chose son nom, et que les autres aient appris de lui les premiers éléments du langage, est vraiment folie. Si celui-ci a pu désigner chaque objet par son nom, émettre les divers sons du langage, pourquoi supposer que d'autres n'auraient pu le faire en même temps que lui ? En outre, si les autres n'avaient pas également usé entre eux la parole, d'où la notion de son utilité lui est-elle venue ? […].. Enfin qu'y a-t-il de si étrange que le genre humain en possession de la voix et de la langue ait désigné suivant ses impressions diverses les objets par des noms divers ? Les troupeaux privés de la parole et même les espèces sauvages poussent bien des cris différents suivants que la crainte, la douleur ou la joie les pénètrent. »
Lucrèce
Thèse principale : La nature est à l'origine du langage humain et il n'est pas réductible à une source unique.

la piété, un regard serein sur l'univers

religion nature
« La piété, ce n'est pas se montrer à tout instant couvert d'un voile et tourné vers une pierre, et s'approcher de tous les autels ; ce n'est pas se pencher jusqu'à terre en se prosternant, et tenir la paume de ses mains ouvertes en face des sanctuaires divins, ce n'est point inonder les autels du sang des animaux, ou lier sans cesse des vœux à d'autres vœux ; mais c'est plutôt pouvoir tout regarder d'un esprit que rien ne trouble. Car lorsque levant la tête, nous contemplons les espaces célestes de ce vaste monde, et les étoiles scintillantes fixées dans les hauteurs de l'éther, et que notre pensée se porte sur les cours du soleil et de la lune, alors une angoisse, jusque là étouffée en notre cœur sous d'autres maux, s'éveille et commence à relever la tête : n'y aurait-il pas en face de nous des dieux dont la puissance infinie entraîne d'un mouvement varié les astres à la blanche lumière ? Livré au doute par l'ignorance des causes, l'esprit se demande s'il y a eu vraiment un commencement, une naissance du monde, s'il doit y avoir une fin, et jusqu'à quand les remparts du monde pourront supporter la fatigue de ce mouvement inquiet ; ou bien si, doués par les dieux d'une existence éternelle, ils pourront prolonger leur course dans l'infini du temps et braver les forces puissantes de l'éternité ? »
Lucrèce
Thèse principale : La piété est être capable de regarder le monde sans esprit troublé, et se poser des questions sur l'existence.

la vérité et la certitude à travers les sens

De la Nature
« Ceux qui pensent que toute science est impossible, ignorent également si elle est possible, puisqu'ils font profession de tout ignorer. Je négligerai donc de discuter avec des gens qui veulent marcher la tête en bas. Et pourtant, je veux bien leur accorder qu'ils ont sur ce point une certitude, mais je leur demanderai à mon tour comment, n'ayant jamais rencontré la vérité, ils savent ce qu'est savoir et ne pas savoir, d'où leur vient la notion du vrai et du faux ; comment ils sont parvenus à distinguer le certain de l'incertain. Tu trouveras que ce sont les sens qui les premiers nous ont donné la notion de la vérité, et que leur témoignage est irréfutable. Car on doit accorder plus de créance à ce qui est capable par soi-même de faire triompher le vrai du faux. Or, quel témoignage est plus digne de foi que celui des sens ? S'ils nous trompent, est-ce la raison qui pourra déposer contre eux, elle qui tout entière en est issue ? Suppose-les trompeurs, la raison tout entière devient mensongère à son tour. »
Lucrèce, De la Nature
Thèse principale : Ceux qui pensent que toute science est impossible, ignorent également si elle est possible, puisqu'ils font profession de tout ignorer. Je négligerai donc de discuter avec des gens qui veulent marcher la tête en bas. Et pourtant, je veux bien leur accorder qu'ils ont sur ce point une certitude, mais je leur demanderai à mon tour comment ils sont parvenus à distinguer le certain de l'incertain. Leur témoignage est irréfutable. S'ils nous trompent, la raison tout entière devient mensongère à son tour.

la crainte de la mort comme source de malheur

De la Nature
« Enfin l'amour des richesses, l'aveugle désir des honneurs qui poussent les misérables hommes à transgresser les limites du droit, parfois même à se faire les complices et les serviteurs du crime, et nuit et jour s'efforcer par un labeur sans égal d'émerger jusqu'au faîte de la fortune : toutes ces plaies de la vie, c'est pour la plus grande part la crainte de la mort qui les nourrit. En effet, dans l'opinion commune, le mépris infâmant et la poignante pauvreté paraissent incompatibles avec une existence douce et stable, et, dans cette vie même, semblent pour ainsi dire séjourner aux portes mêmes de la mort. Aussi les hommes, sous la contrainte de leur vaine terreur, veulent fuir loin de ces maux et les écarter loin d'eux : ils versent alors le sang de leurs concitoyens pour enfler leurs richesses ; ils doublent leur fortune avec avidité, accumulant meurtre sur meurtre ; cruellement ils se réjouissent des tristes funérailles d'un frère, et la table de leurs proches leur est un objet de haine et d'effroi. D'une manière toute semblable, c'est souvent cette même crainte qui fait naître au cœur des hommes la desséchante envie. […] Et souvent même la crainte de la mort pénètre les humains d'une telle haine de la vie et de la vue de la lumière qu'ils se donnent volontairement la mort dans l'excès de leur détresse, oubliant que la source de leurs peines est cette crainte elle-même, que c'est elle qui persécute la vertu, qui rompt les liens de l'amitié, qui, en un mot, détruit toute piété par ses conseils. »
Lucrèce, De la Nature (1er siècle avant J.-C.)
Thèse principale : La peur de la mort nourrit les plaies de la vie.

Le temps n'existe pas en dehors des choses changeantes

Le temps
Majeure
Seuls les atomes et le vide existent vraiment
Mineure
Le temps est une propriété des mouvements
Conclusion
Donc le temps est relatif aux corps
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