Épictète

Épictète

50;135
Autonomie;Raison;Destin
Épictète, philosophe grec, est l'un des représentants majeurs du stoïcisme, une école de pensée qui enseigne la maîtrise de soi et l'acceptation du destin.

Biographie

Épictète, philosophe grec, est l'un des représentants majeurs du stoïcisme, une école de pensée qui enseigne la maîtrise de soi et l'acceptation du destin.

Courant philosophique

Éthique

Ce courant de pensée se caractérise par une approche spécifique des questions philosophiques fondamentales.

Approche philosophique

Stoïcisme

Contexte historique

Épictète est né vers 50 ap. J.-C., à une époque marquée par plusieurs règnes impériaux tumultueux : il a d'abbord connu la fin du règne de Néron (54-68 ap. J.-C.), période de tyrannie et d'instabilité politique.

Ensuite, il a vécu sous les règnes des empereurs de la dynastie flavienne, notamment Domitien (81-96 ap. J.-C.), connu pour son autoritarisme. En 89, Épictète a été contraint de quitter Rome suite à l'édit d'expulsion des philosophes promulgué par Domitien.
Né esclave, il a été affranchi dans des circonstances indéterminées après la mort de Néron en 68. Il a été l'élève du philosophe stoïcien Musonius Rufus à Rome, ce qui a façonné sa pensée philosophique.
Son expérience de l'esclavage et sa vie modeste à Rome ont nourri sa réflexion sur la liberté intérieure et le détachement des biens matériels. Dans ce contexte, la philosophie d'Épictète s'est développée autour de plusieurs axes : Une réflexion sur la liberté intérieure, indépendante des conditions extérieures; l'importance de la vertu et du contrôle de soi face à l'adversité; une critique des excès du pouvoir et de la tyrannie, sans pour autant prôner la révolte, et enfin l'accent mis sur la pratique quotidienne de la philosophie plutôt que sur la théorie abstraite.

Pour réussir au bac avec Épictète

Pour mobiliser efficacement cet auteur dans vos dissertations :

  • Maîtrisez ses concepts clés et sa démarche philosophique
  • Mémorisez quelques citations pertinentes pour illustrer ses idées
  • Comprenez la cohérence globale de sa pensée et son évolution
  • Identifiez ses apports majeurs à l'histoire de la philosophie
  • Établissez des liens avec d'autres philosophes pour une approche comparative
Si tu veux devenir philosophe, prépare-toi à être (...) raillé par la foule
vérité
Épictète nous conseille ainsi que pour devenir philosophe, il faut accepter d”être critiqué et moqué par les autres, car la vérité est souvent considérée comme un obstacle à la conformité.
L’éducation philosophique consiste à apprendre à vouloir chaque chose comme elle arrive.
liberté
Épictète nous enseigne que l”éducation philosophique vise à accepter les choses telle qu”elles sont, sans résistance ni regret. Il suggère d”apprendre à souhaiter chaque événement avec humilité et sérénité, plutôt que de chercher à contrôler ou modifier le cours des choses.

la raison, seule capable de se juger elle-même

raison conscience
« Parmi tous les arts et toutes nos facultés, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre soi-même pour objet d'étude, aucun, par conséquent, qui soit apte à porter sur soi un jugement d'approbation ou de désapprobation. La grammaire, jusqu'où s'étend sa capacité spéculative ? Jusqu'à distinguer les lettres. Et la musique ? Jusqu'à distinguer la mélodie. L'une ou l'autre se prend-elle pour objet d'étude ? Nullement. Mais si tu écris à un ami, le fait que tu dois choisir ces lettres-ci, la grammaire te le dira. Quant à savoir s'il faut oui ou non écrire à cet ami, la grammaire ne te le dira pas. Ainsi pour les mélodies, la musique. Mais faut-il chanter maintenant ou jouer de la lyre, ou ne faut-il ni chanter ni jouer de la lyre, la musique ne te le dira pas. Qui donc le dira ? La faculté qui se prend elle-même aussi bien que tout le reste comme objet d'étude. Quelle est-elle ? La Raison. Seule, en effet, de celles que nous avons reçues, elle est capable d'avoir conscience d'elle-même, de sa nature, de son pouvoir, de la valeur qu'elle apporte en venant en nous, et d'avoir conscience également des autres facultés. »
Épictète
Thèse principale : La raison seule est capable de se prendre elle-même comme objet d'étude.

la liberté guidée par la raison

raison liberté
« - Eh quoi ! La liberté est-elle absence de la raison ? - A Dieu ne plaise ! Folie et liberté ne vont pas ensemble. - Mais je veux que tout arrive suivant mon idée, quelle que soit cette idée. - Tu es fou, tu déraisonnes. Ne sais-tu pas que la liberté est une belle chose, une chose précieuse ? Or, vouloir au petit bonheur que se produise ce qui au petit bonheur m'est venu à l'idée risque non seulement de n'être pas beau, mais d'être même tout ce qu'il y a de plus laid. Voyons, que faisons-nous s'il s'agit d'écrire ? Est-ce que je me propose d'écrire selon ma volonté le nom de Dion ? Non, mais on m'apprend à vouloir l'écrire comme il doit l'être. […] Sinon, il serait absolument inutile d'apprendre n'importe quoi, si chacun pouvait accommoder ses connaissances à sa volonté. Et ce serait uniquement dans le domaine le plus grave et le plus important, celui de la liberté, qu'il me sera permis de vouloir au petit bonheur ? Nullement, mais s'instruire consiste précisément à apprendre à vouloir chaque chose comme elle arrive. »
Épictète
Thèse principale : La liberté est l'acceptation de la raison.

« Est libre l'homme qui ne rencontre pas d'obstacles et qui a tout à sa disposition comme il veut. L'homme qui peut être arrêté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave. Mais quel est celui qui ne rencontre pas d'obstacles ? C'est celui qui ne désire rien qui lui soit étranger. Et qu'est-ce qui nous est étranger ? C'est ce qu'il ne dépend pas de nous d'avoir ou de ne pas avoir, ni d'avoir avec telle qualité dans telles conditions. Ainsi le corps nous est-il étranger, étrangères ses parties, étrangère notre fortune ; si tu t'attaches à l'une de ces choses comme à ton bien propre, tu subiras le châtiment que mérite celui qui convoite des choses étrangères. Telle est la route qui conduit à la liberté, le seul moyen de nous affranchir de l'esclavage. »
Épictète
Thèse principale : L'homme vraiment libre n'a pas d'obstacles, mais il ne désire rien qui ne dépende pas de lui

la liberté n'est pas l'absence de contraintes

Entretiens
« L'homme libre, c'est celui à qui tout advient selon sa volonté, celui à qui personne ne peut faire obstacle. - Quoi ? la liberté serait-elle déraison ? - Bien loin de là ! Folie et liberté ne vont pas ensemble. - Mais je veux qu'il arrive tout ce qui me paraît bon, quelle que soit la chose qui me paraît telle. - Tu es fou, tu déraisonnes. - Ne sais-tu pas que la liberté est chose belle et estimable ? Vouloir au hasard qu'adviennent les choses qu'un hasard me fait croire bonnes, voilà qui risque de ne pas être une belle chose et même d'être la plus laide de toutes. Comment procédons-nous dans l'écriture des lettres ? Est-ce que je veux écrire à ma fantaisie le nom de Dion ? Non pas ; mais on m'apprend à vouloir l'écrire comme il doit l'être. Et en musique ? c'est la même chose. Que faisons-nous en général, dès qu'il y a un art ou une science ? La même chose ; et le savoir n'aurait aucun prix, si les choses se pliaient à nos caprices. Et ici, où il s'agit de la chose la plus importante, de la chose capitale, de la liberté, me serait-il donc permis de vouloir au hasard ? Nullement ; s'instruire, c'est apprendre à vouloir chaque événement tel qu'il se produit. »
Épictète, Entretiens
Thèse principale : L'homme libre est celui à qui tout advient selon sa volonté.

le jugement de soi et la nécessité de l'action

raison temps
« À quand remets-tu encore le moment de te juger digne des plus grands biens et de ne transgresser en rien les prescriptions de la raison ? Tu as reçu en dépôt les principes, que tu devais t'engager à mettre en pratique, et tu t'es engagé. Quel maître attends-tu donc encore, pour t'en remettre à lui du soin de ton propre redressement ? Tu n'es plus un adolescent, mais te voici un homme fait. Si maintenant tu donnes dans la négligence et dans la nonchalance, si toujours tu ajoutes les délais aux délais, si tu remets jour après jour le moment fixé pour t'occuper de toi-même, sans même t'en rendre compte tu n'auras fait aucun progrès, et c'est en profane (1) que tu traverseras la vie et la mort. Dès maintenant donc, juge-toi digne de vivre en adulte et en homme qui progresse : que tout ce qui est manifestement le meilleur soit pour toi une loi inviolable. Que la vie t'apporte de la peine ou de l'agrément, de la gloire ou de l'obscurité, souviens-toi que c'est l'heure du combat, qu'il n'y a plus moyen de différer, qu'un seul jour, une seule action commande la ruine ou le salut de ton progrès. »
Épictète
Thèse principale : L'heure du combat est venue, il n'y a plus de délais.

la liberté et la vie vertueuse

Entretiens
« Est libre celui qui vit comme il veut, qu'on ne peut ni contraindre ni empêcher ni forcer, dont les volontés sont sans obstacles, dont les désirs atteignent leur but, dont les aversions ne rencontrent pas l'objet détesté. Qui veut vivre dans la faute ? - Personne. - Qui veut vivre dans l'erreur, l'emportement, l'injustice, l'intempérance, la plainte de son sort, l'avilissement ? - Personne. - Donc, nul méchant ne vit comme il veut, donc nul méchant n'est libre. Et qui veut vivre dans le chagrin, la crainte, l'envie, la pitié, les désirs non satisfaits, la rencontre des objets qu'on déteste ? - Personne. - Or y a-t-il un méchant qui soit sans chagrin, sans crainte, qui ne rencontre jamais ce qu'il déteste et n'ait pas d'échec dans ses désirs ? - Pas un. - Donc pas un n'est libre. »
Épictète, Entretiens
Thèse principale : Celui qui vit comme il veut est absolument libre.

la liberté par la maîtrise de soi

Entretiens
« Est libre l'homme qui ne rencontre pas d'obstacles et qui a tout à sa disposition comme il veut. L'homme qui peut être arrêté, contraint, entravé ou jeté malgré lui dans quelque entreprise est un esclave. Mais quel est celui qui ne rencontre pas d'obstacle ? C'est celui qui ne désire rien qui lui soit étranger. Et qu'est-ce qui nous est étranger ? C'est ce qu'il ne dépend pas de nous d'avoir ou de ne pas avoir, ni d'avoir avec telle qualité dans telles conditions. Ainsi le corps nous est-il étranger, étrangères ses parties, étrangère notre fortune ; si tu t'attaches à l'une de ces choses comme à ton bien propre, tu subiras le châtiment que mérite celui qui convoite des choses étrangères. Telle est la route qui conduit à la liberté, le seul moyen de nous affranchir de l'esclavage. »
Épictète, Entretiens
Thèse principale : L'homme libre est celui qui ne convoite rien étranger à lui.

vivre en accord avec la volonté intérieure

Entretiens
liberté vérité
« Il y a chez les hommes bien de la difficulté, bien de l'embarras quand il s'agit des choses extérieures. “Que vais-je faire ? Que peut-il advenir ? Quelle sera l'issue ? Pourvu que telle ou telle chose ne se rencontre !” Tous ces mots sont ceux de gens qui s'attachent aux choses indépendantes de la volonté. Quel homme dit en effet : “Comment faire pour ne pas donner mon assentiment à l'erreur ? pour ne pas me détourner de la vérité ?” S'il est assez doué pour s'inquiéter de pareilles choses, je l'avertirai : “Pourquoi t'inquiéter ? Cela dépend de toi ; sois en sécurité ; ne te hâte pas de donner ton assentiment avant d'appliquer la règle naturelle.” S'il s'inquiète que ses désirs ne soient pas satisfaits et soient mis en échec, que ses aversions le fassent tomber sur l'objet détesté, d'abord je l'embrasserai parce qu'il a laissé de côté tout ce qui effraye les autres et toutes leurs craintes pour s'occuper de son activité propre, dans la région même où est son moi lui-même. Puis je lui dirai : “si tu ne veux pas échouer dans tes désirs ni tomber sur ce que tu détestes, ne désire rien qui te soit étranger, ne cherche à éviter rien de ce qui ne dépend pas de toi. Sinon tu dois échouer et tomber sur les objets détestés”. Quelle difficulté là-dedans ? Où y a-t-il place pour ces phrases : “Que va-t-il survenir ? Quelle issue cela aura-t-il ? Pourvu que je ne rencontre pas ceci ou cela !” ? »
Épictète, Entretiens
Thèse principale : Il est en toi de changer tes pensées et ta vie

l'art de la discipline pour atteindre le succès

« Veux-tu vaincre aux Jeux Olympiques ? Moi aussi, par tous les dieux ! car c'est une belle chose. Mais examine bien les tenants et les aboutissants et alors seulement mets-toi à l'œuvre. Il faut t'astreindre à une discipline, à un régime, t'abstenir de friandises, te soumettre à des exercices, à heure fixe, par la chaleur et par le froid, ne pas boire d'eau froide, ni de vin à ta fantaisie, bref, t'abandonner à ton entraîneur comme à un médecin. Au moment des épreuves il faudra te frotter de poussière (1) ; il peut aussi t'arriver d'avoir le bras démis, le pied tordu, d'avaler beaucoup de poussière, parfois même de recevoir le fouet, et après tout cela, d'être vaincu. Après avoir tout envisagé, si tu es encore décidé, travaille à devenir athlète. Sinon tu feras comme les enfants qui changent constamment, jouent tantôt au lutteur, tantôt au gladiateur, puis sonnent de la trompette, puis jouent la tragédie. Et toi aussi, tour à tour athlète, gladiateur, orateur, philosophe, tu ne mets ton âme en rien. Comme un singe, tu imites tout ce que tu vois et chaque chose successivement te plaît. C'est que tu t'es engagé sans réfléchir, tu n'as pas fait le tour de la question, mais tu vas au hasard, sans ardeur dans ton choix. »
Épictète
Thèse principale : Veux-tu vaincre aux Jeux Olympiques ? Moi aussi, par tous les dieux ! car c'est une belle chose. Mais examine bien les tenants et les aboutissants et alors seulement mets-toi à l'œuvre.

la voie de la liberté : se détacher des désirs étrangers

« L'homme qui n'est soumis à aucune entrave est libre, lui qui a toutes choses sous la main, à son gré. Mais celui que l'on peut entraver ou contraindre, à qui l'on peut faire obstacle, celui que l'on peut, malgré lui, jeter dans quelque difficulté, celui-là est esclave. Et quel est l'homme qui est affranchi de toute entrave ? Celui qui ne désire rien de ce qui lui est étranger. Et quelles choses nous sont étrangères ? Celles qu'il ne dépend de nous ni d'avoir, ni de n'avoir pas, ni d'avoir avec telles ou telles qualités, ou en telles conditions. Donc le corps nous est étranger, ses membres nous sont étrangers, la fortune nous est étrangère. Si, par conséquent, tu t'attaches à quelqu'une de ces choses comme à un objet personnel, tu recevras le châtiment que mérite celui qui désire ce qui lui est étranger. Telle est la route qui conduit à la liberté ; la seule qui délivre de l'esclavage. »
Épictète
Thèse principale : L'homme libre est celui qui n'est soumis à aucune entrave, lui qui a toutes choses sous la main à son gré.

la liberté et la raison : une quête équilibrée

liberté raison
« Puisque l'homme libre est celui à qui tout arrive comme il le désire, me dit un fou, je veux aussi que tout arrive comme il me plaît. - Eh ! mon ami, la folie et la liberté ne se trouvent jamais ensemble. La liberté est une chose non seulement très belle, mais très raisonnable et il n'y a rien de plus absurde ni de plus déraisonnable que de former des désirs téméraires (1) et de vouloir que les choses arrivent comme nous les avons pensées. Quand j'ai le nom de Dion à écrire, il faut que je l'écrive, non pas comme je veux, mais tel qu'il est, sans y changer une seule lettre. Il en est de même dans tous les arts et dans toutes les sciences. Et tu veux que sur la plus grande et la plus importante de toutes les choses, je veux dire la liberté, on voie régner le caprice et la fantaisie ! Non, mon ami : la liberté consiste à vouloir que les choses arrivent, non comme il te plaît, mais comme elles arrivent. »
Épictète
Thèse principale : La liberté est vivre avec raison et non caprice.

la contradiction comme source de faute morale

Entretiens
justice conscience
« Toute faute renferme une contradiction. Du moment que l'homme en faute n'a pas l'intention de commettre une faute, mais bien d'agir comme il faut, il est évident qu'il ne fait pas ce qu'il veut. Que veut faire un voleur ? Un acte avantageux pour lui. Donc, s'il n'est pas avantageux de voler, il ne fait pas ce qu'il veut. Une âme naturellement raisonnable se détourne de la contradiction : tant qu'elle n'a pas conscience d'être dans la contradiction, rien ne l'empêche de faire des choses contradictoires ; mais, dès qu'elle en prend conscience, il est nécessaire qu'elle s'en abstienne et la fuie ; de même, c'est une dure nécessité, lorsque l'on s'aperçoit d'une erreur, de s'y refuser ; tant qu'elle ne vous apparaît pas telle, on l'approuve en la prenant pour vraie. Il est habile à parler sans doute, mais il est aussi bon conseiller et bon critique, celui qui est capable d'indiquer à chacun la contradiction qui le met en faute et de lui montrer clairement qu'il ne fait pas ce qu'il veut et qu'il fait ce qu'il ne veut pas. »
Épictète, Entretiens
Thèse principale : Une faute est un acte contradictoire.

la liberté par le détachement des choses étrangères

Entretiens
« L'homme qui n'est soumis à aucune entrave est libre, lui qui a toutes choses sous la main, à son gré. Mais celui que l'on peut entraver ou contraindre, à qui l'on peut faire obstacle, celui que l'on peut, malgré lui, jeter dans quelque difficulté, celui-là est esclave. Et quel est l'homme qui est affranchi de toute entrave ? Celui qui ne désire rien de ce qui lui est étranger. Et quelles choses nous sont étrangères ? Celles qu'il ne dépend de nous ni d'avoir, ni de n'avoir pas, ni d'avoir avec telles ou telles qualités, ou en telles conditions. Donc le corps nous est étranger, ses membres nous sont étrangers, la fortune (1) nous est étrangère. Si, par conséquent, tu t'attaches à quelqu'une de ces choses comme à un objet personnel, tu recevras le châtiment que mérite celui qui désire ce qui lui est étranger. Telle est la route qui conduit à la liberté ; la seule qui délivre de l'esclavage. »
Épictète, Entretiens (vers 130 après J.C.)
Thèse principale : L'homme libre est celui qui n'est soumis à aucune entrave.

la véritable liberté réside dans la maîtrise de sa volonté

Entretiens
« L'homme libre, c’est celui a? qui tout advient selon sa volonte?, celui a? qui personne ne peut faire obstacle. Quoi ? la liberte? serait-elle de?raison ? Bien loin de la? ! Folie et liberte? ne vont pas ensemble. “Mais je veux qu’il arrive tout ce qui me parai?t bon, quelle que soit la chose qui me parai?t telle.” Tu es fou, tu de?raisonnes. Ne sais-tu pas que la liberte? est chose belle et estimable ? Vouloir au hasard qu’adviennent les choses qu’un hasard me fait croire bonnes, voila? qui risque de ne pas e?tre une belle chose et me?me d’e?tre la plus laide de toutes. Comment proce?dons-nous dans l’e?criture des lettres ? Est-ce que je veux e?crire a? ma fantaisie le nom de Dion ? Non pas ; mais on m’apprend a? vouloir l’e?crire comme il doit l’e?tre. Et en musique ? c’est la me?me chose. Que faisons-nous en ge?ne?ral, de?s qu’il y a un art ou une science ? La me?me chose ; et le savoir n’aurait aucun prix, si les choses se pliaient a? nos caprices. Et ici, ou? il s’agit de la chose la plus importante, de la chose capitale, de la liberte?, me serait-il donc permis de vouloir au hasard ? Nullement ; s’instruire, c’est apprendre a? vouloir chaque e?ve?nement tel qu’il se produit. »
Épictète, Entretiens (vers 130 apre?s J.C.)
Thèse principale : L'homme libre est celui qui apprend à vouloir chaque événement tel qu'il se produit.

la raison, seule capable de se connaître

Entretiens
« Parmi les savoir-faire, vous n'en trouverez aucun qui soit capable de se prendre lui- me?me pour objet d'e?tude ; aucun, par conse?quent, qui soit apte a? porter sur soi un jugement d'approbation ou de de?sapprobation. La grammaire, jusqu'ou? s'e?tend sa capacite? the?orique ? Jusqu'a? la connaissance des lettres. Et la musique ? Jusqu'a? la connaissance de la me?lodie. L'une ou l'autre se prend-elle elle-me?me pour objet d'e?tude ? Nullement. Mais si tu e?cris a? un ami, le fait que tu dois choisir ces lettres-ci, la grammaire te le dira. Quant a? savoir s'il faut e?crire ou non a? cet ami, la grammaire ne te le dira pas. Ainsi pour les me?lodies, la musique. Mais faut-il chanter maintenant et jouer de la cithare, ou ne faut- il ni chanter, ni jouer de la cithare, la musique ne te le dira pas. Qui donc le dira ? L’activite? qui se prend elle-me?me aussi bien que tout le reste pour objet d'e?tude. Quelle est-elle ? L’activite? de la raison. Seule en effet, de celles que nous avons rec?ues, elle est capable de prendre conscience d'elle-me?me, de sa nature, de son pouvoir, de la valeur qu'elle apporte en venant en nous – et de prendre conscience e?galement des autres activite?s. »
Épictète, Entretiens (Ier sie?cle)
Thèse principale : La vraie sagesse est consciente de sa valeur et de son pouvoir

Le devoir est de distinguer ce qui dépend de nous

Le devoir
Majeure
Seuls nos jugements nous appartiennent
Mineure
Le reste ne mérite pas nos soucis
Conclusion
Donc le devoir est contrôle de soi
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Bonjour, je suis l'assistant philosophique. Posez-moi vos questions sur Épictète, ses concepts ou sa philosophie.
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