Bacon

Bacon

1561;1626
Induction;Expérience;Méthode scientifique
Francis Bacon, philosophe anglais, est considéré comme l'un des fondateurs de la méthode scientifique moderne et est souvent associé à l'empirisme.

Biographie

Francis Bacon, philosophe anglais, est considéré comme l'un des fondateurs de la méthode scientifique moderne et est souvent associé à l'empirisme.

Courant philosophique

Épistémologie

Ce courant de pensée se caractérise par une approche spécifique des questions philosophiques fondamentales.

Approche philosophique

Empirisme

Contexte historique

Bacon vit à l'époque élisabéthaine et jacobéenne, une période de relative stabilité politique en Angleterre après les troubles religieux du XVIe siècle. Il mène une carrière politique sous les règnes d'Élisabeth Ier et de Jacques Ier, atteignant la position de Lord Chancelier.

C'est une époque d'expansion coloniale et de développement du commerce international pour l'Angleterre. La Renaissance a ravivé l'intérêt pour les textes antiques et encouragé une nouvelle approche du savoir.
La Réforme protestante a remis en question l'autorité de l'Église catholique, y compris dans le domaine du savoir. L'aristotélisme et la scolastique dominent encore largement la pensée universitaire.
Les découvertes géographiques et les premières explorations scientifiques commencent à remettre en question les connaissances traditionnelles. Bacon s'oppose à la méthode scolastique et à l'autorité d'Aristote, prônant une approche empirique et inductive de la connaissance.
Il cherche à développer une nouvelle méthode scientifique basée sur l'observation et l'expérimentation. Sa pensée vise à réformer le savoir pour le rendre plus utile à l'amélioration de la condition humaine.
Il anticipe le développement de la science moderne et de la méthode expérimentale qui s'épanouiront au siècle suivant.

Pour réussir au bac avec Bacon

Pour mobiliser efficacement cet auteur dans vos dissertations :

  • Maîtrisez ses concepts clés et sa démarche philosophique
  • Mémorisez quelques citations pertinentes pour illustrer ses idées
  • Comprenez la cohérence globale de sa pensée et son évolution
  • Identifiez ses apports majeurs à l'histoire de la philosophie
  • Établissez des liens avec d'autres philosophes pour une approche comparative
On ne commande à la Nature qu’en lui obéissant.
technique
Selon Bacon, pour obtenir des résultats dans les sciences et la technologie (la "Nature"), il faut d”abord comprendre ses lois et mecanismes ("lui obéissant"). Il est impossible de forcer ou de contraindre la Nature si l”on ne la comprend pas.

la supériorité des plaisirs intellectuels

Du progre?s et de la promotion des savoirs
« Le plaisir et les agre?ments de la connaissance surpassent de beaucoup tous les autres plaisirs de la nature. En effet, est-ce que les plaisirs des passions ne de?passent pas ceux des sens autant que l’obtention de ce qu’on de?sire, c’est-a?-dire la victoire, de?passe une chanson ou un souper ? Ne faut-il pas, par conse?quent, que les plaisirs de l’intellect, c’est-a?-dire la compre?hension, de?passent les plaisirs des passions ? Nous voyons bien que, dans tous les autres plaisirs, la satie?te? (1) existe. Quand on en a pris l’habitude, leur frai?che vivacite? s’en va, ce qui montre bien qu’ils sont, non des plaisirs, mais des illusions de plaisir : c’est la nouveaute? qui plaisait, non ce qu’ils e?taient. Voila? pourquoi l’on voit des hommes de volupte? se faire moines et des monarques ambitieux devenir me?lancoliques. Du savoir, au contraire, on n’est jamais rassasie? ; satisfaction et appe?tit s’e?changent en permanence, e?quivalents l’un a? l’autre. Par conse?quent, le savoir apparai?t comme le bien simple en soi, de?nue? de toute tromperie ou d’accident. »
Bacon, Du progre?s et de la promotion des savoirs (1605)
Thèse principale : Le plaisir et les agréments de la connaissance surpassent tous les autres plaisirs.

la vanité de l'esprit humain et son impact sur la recherche de la vérité

(1561-1626), Pensées et vues générale ou récapitulation
« La vanité de l'esprit humain l'écarte et le retarde dans sa marche. Il craint de s'avilir (1) dans les détails. Méditer sur un brin d'herbe, raisonner sur une mouche : manier le scalpel, disséquer des atomes, courir les champs pour trouver un caillou, quelle gloire y a-t-il, dans ces occupations mécaniques ; mais surtout quel profit, au prix de la peine ? Cette erreur prend sa source dans une autre qui part du même orgueil, et c'est la persuasion, où l'on s'entretient, que la vérité est comme innée dans notre entendement, qu 'elle ne peut y entrer par les sens, qui servent plutôt à le troubler qu'à l'éclairer. Cette prévention (2), ou plutôt cette aliénation de l'esprit, est fomentée par les partisans mêmes des sens ; car en prétendant que nous recevons toutes les vérités par ce canal, ils n'ont pas laissé (3) de perdre leur temps à la spéculation, et d'abandonner l'histoire de la nature, pour suivre les écarts de l'imagination. L'entendement crée des êtres à sa façon, c'est-à-dire, des êtres imaginables. Ses conceptions lui représentent la possibilité, et non pas l'existence des choses. De là le règne des idées abstraites, ou le monde fantastique des intellectuels, tellement accrédité par une espèce de superstition pour les choses outrées, que leurs rêves sont devenus un délire général. Tel est l'abus de cette métaphysique qui, supposant des images sans modèles, et des idées sans objet, fait de cet univers une illusion perpétuelle, et comme un chaos de ténèbres palpables. Le dégoût pour ce qu'on appelle les petites choses dans l'observation, est la marque d'un esprit étroit, qui n'aperçoit pas l'ensemble des parties et l'unité des principes. Tout ce qui entre dans l'essence des causes, est l'objet de la science de l'homme ; car la science n'est elle-même que la connaissance des causes. »
Bacon, (1561-1626), Pensées et vues générale ou récapitulation
Thèse principale : L'erreur qui consiste à croire que la vérité est innée dans notre entendement.

le travail comme action conforme à la nature

Du progre?s et de la promotion des savoirs
« Quant a? l’ide?e que l’instruction inclinerait les hommes a? une vie retire?e et oisive, et les rendrait paresseux : ce serait la? une bien e?trange chose, si ce qui accoutume l’esprit a? e?tre perpe?tuellement en mouvement induisait a? la paresse ! Tout au contraire, on peut assure?ment affirmer qu’aucune espe?ce d’homme n’aime le travail pour lui- me?me, sauf ceux qui sont instruits. Les autres l’aiment pour le profit, comme un mercenaire pour la solde (1), ou encore pour l’honneur, car il les e?le?ve aux yeux des gens et redore une re?putation qui autrement ternirait, ou parce qu’il leur donne une ide?e de leur puissance, en leur fournissant la possibilite? d’occasionner du plaisir ou de la peine, ou parce qu’il met a? l’œuvre telle de leurs faculte?s dont ils s’enorgueillissent, ce qui alimente leur bonne humeur et l’opinion agre?able qu’ils ont d’eux-me?mes, ou enfin parce qu’il fait avancer n’importe quel autre de leurs projets. De la valeur personnelle fausse, on dit que celle de certains se trouve dans les yeux des autres. De la me?me fac?on, les efforts des gens que je viens d’e?voquer sont dans les yeux des autres, ou du moins relatifs a? quelques desseins particuliers. Seuls les hommes instruits aiment le travail comme une action conforme a? la nature, et qui convient a? la sante? de l’esprit autant que l’exercice physique convient a? la sante? du corps. Ils prennent plaisir dans l’action elle-me?me, non dans ce qu’elle procure. Par conse?quent, ils sont les plus infatigables des hommes quand il s’agit d’un travail qui puisse retenir leur esprit. »
Bacon, Du progre?s et de la promotion des savoirs (1605)
Thèse principale : Le travail est en soi une forme d'activité agréable pour les hommes instruits.

La nature doit être dominée par la science

La nature
Majeure
Le savoir est pouvoir sur la nature
Mineure
Ce pouvoir sert le progrès humain
Conclusion
Donc la nature est à maîtriser
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